Je le disais tout à l'heure, j'avais la chance d'avoir à mes côtés mes grands parents maternels et paternels dans mon village...je les voyais à loisir et ne m'en privais pas.
Ma grand-mère maternelle nous gâtait du plus qu'elle le pouvait et était présente chaque jour auprès de maman qu'elle aidait dans toutes ses tâches quotidiennes. Elle nous entourait d'AMOUR et de tendresse! nous avions toujours raison et elle nous trouvait toujours des circonstances atténuantes pour chacun de nos méfaits de gamin.
Mamie et pépère venaient chaque dimanche partager notre repas dominical qui se traduisait en repas de fête à chaque fois, le dessert était accompagné de chansons et de rires, nous ne finissions pas un repas sans cela!
En fait pour être tout à fait exact, je me rappelle qu'au tout début de ma toute petite enfance, nous mangions le dimanche chez mes grands parents maternels, et j'entends encore la joyeuse mélodie du marchand de glace qui nous annonçait sa venue, et puis un beau jour, les repas dominicaux se sont déplacés dans la maison familiale quelques centaines de mètres plus loin; Il faut dire qu'après moi est né mon frère en 1964 et ma petite soeur, la dernière en 1970. La petite maison de mes grands parents devenait exigüe et je pense que cette exiguïté y est pour quelquechose.
Ma mamie, comme tu me manques ... tes caresses, tes rires, ton regard, tes calins, ton odeur...te retrouverais-je un jour? Comme c'est vide maintenant sans toi, je me sens si seule quelquefois, tellement abandonnée! et je sais que si tu pouvais me répondre tu me dirais que de là haut tu veilles sur moi et qu'il ne faut pas pleurer, que tout est plus beau là-haut, plus serein, plus rien à voir avec en bas...mais je ne t'entends pas, je ne t'entends pas...!