MES ETUDES SUPERIEURES (sic!)

MES ETUDES SUPERIEURES (sic!)
j'en étais donc restée à l'école primaire où les deux dernières années étaient laborieuses, catastrophiques et surtout traumatisantes pour tout le reste de mes études.
Tout juste la moyenne pour pouvoir passer d'un niveau à l'autre, sauf en 4ème où là, même avec des circontances atténuantes, il me fut impossible d'échapper au redoublement. Mon père venait d'avoir un infarctus du myocarde et je me fichais de tout, papa étant ma priorité, "faire le mur" pour aller lui rendre visite à l'hôpital de la ville où mon collège était ne me posait pas de problème. Bien qu'étant en école privée et donc sévèrement surveillée, ces très chères "bonnes soeurs" connaissant la situation savaient fermer les yeux sur mes fugues de visiteuse de malade, je leur rends grâce aujourd'hui et remercie papa aussi pour ne pas s'être mis en colère à chacune de mes visites. Cette période fut révélatrice de mes premières angoisses de la perte d'un être cher et, hélas n'ont pas été les dernières.
Ma pénible ascension vers la 3ème se révéla positive et faisable (le redoublement de ma 4ème n'était donc pas un échec)Il fallait choisir...quoi???Ben la fameuse orientation pour l'AVENIR....


à ma Gigi, Danièle et Corinne que j'ai retrouvées il y a peu... à toutes celles qui sont sur cette photo et surtout à soeur François d'Assise qui savait nous aimer....

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 09:51

Modifié le lundi 23 avril 2007 16:23

Moi j'ai pas entendu "passe ton bac d'abord"!!!

Moi j'ai pas entendu "passe ton bac d'abord"!!!
l'AVENIR,
comment à 14 ou même 15 ans, peut-on se préoccuper de son avenir? "tu veux faire quoi plus tard???"
Plus tard? j'm'en fous moi! ce que je veux c'est m'amuser, rire, jouer, et surtout ne plus aller à l'école, ça me gonfle l'école!
ça n'est pas tout à fait vrai parce que ce que j'aimais dans l'école c'était cette ambiance avec les copines, j'adorais leur compagnie, les discussions, surtout celles sur les garçons! J'aimais cette complicité qui me liait à elles, ces délires, la façon dont on refaisait le monde. Oui j'aimais l'école pour son ambiance mais pas pour apprendre.
Alors quand l'heure du Bilan a sonné pour la première fois, bilan des années scolaires, un des premiers bilans que la vie vous contraint de faire, je ne savais pas quoi choisir. Puis, j'avais ma meilleure amie dont la maman tenait un salon de coiffure, et je me suis dit pourquoi pas ? Cette idée faisait petit à petit son chemin, jusqu'à ne plus me quitter. OUI MAIS.....Refus total de mes parents qui ont vite jeté leur véto sur mes aspirations.
Je décidais donc de toujours continuer dans la coiffure et de devenir, si mes capacités me le permettaient, styliste dans le domaine capillaire sans grande conviction. Un dernier coup de téléphone de l'inspection académique me refroidit sur le champ en anonçant à mes parents que les seules écoles disponibles pour ce genre d'étude étaient basées à Paris ou Strasbourg! TROP LOIN!!!
Fichue! à la corbeille cette stupide idée de coiffer ou de simuler des coiffures sur les têtes fortunées!
Je devais donc passer à autre chose...Mais comme auparavant, mon choix s'était arrêté sur une formation BEP, je devais me tourner vers une autre branche que la coiffure,toujours en BEP. Avec le peu de choix que me proposait l'académie, j'optais à ce moment là pour un BEP agent administratif pour la seule raison que je ne connaissais rien du tout de ce métier, ni où cela me conduirait.

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 10:05

Modifié le samedi 03 février 2007 17:51

TU FERAS DE LA MUSIQUE MA FILLE!!!!

TU FERAS DE LA MUSIQUE MA FILLE!!!!
Pendant toutes ces années, depuis l'âge de l'apprentissage de la lecture (6/7ans) mon père étant chef d'un groupe musical, qu'on appelle harmonie, et disons, presque directeur d'une école de musique, j'ai subi le sort de tout être vivant sous le toit d'un "dictateur".TU FERAS DE LA MUSIQUE MA FILLE!!!!!Alors ça! ça ne me plaisait pas du tout. Tous les samedis de 14h à 19h enfermée dans un genre de maison de quartier à faire de la musique, c'était galère! Mais en y pensant, j'ai comme l'impression que tout ce que l'on m'imposait ne me convenait pas et animait en moi une sorte de révolte que je n'oubliais pas de dévoiler à la moindre occasion.
Puis, vint le jour du choix de l'instrument de musique, où, encore une fois je n'eus pas le loisir d'opter pour un instrument à mon goût, et je fus dirigée par mon père qui ne démordait pas de me faire apprendre la clarinette (il en manquait sur les rangs de l'harmonie qu'il dirigeait). J'aurais moi-même préféré le piano, mais comme le disait papa, "on ne défile pas avec un piano! tu apprendras donc à jouer de la clarinette!"
Pour l'anecdote, je me souviens même d'une fois, c'était les inscriptions pour les élèves de l'école de musique, et moi j'allais commencer ma 2ème année. J'ai exprimé haut et fort le souhait de ne pas retourner aux cours de musique, alors là! j'ai reçu une de ces corrections!! il me disait "dis que tu aimes la musique, dis que tu aimes la musique" forcée de le dire, il m'a rétorqué "eh bien tu iras"!
Je n'oublierai jamais cette scène, mais je n'en veux pas à papa que j'aime profondément et avec du recul je peux dire que la musique m'a beaucoup servi dans ma vie et aujourd'hui je ne peux que le remercier de m'avoir embarqué sur son navire.
Je n'aurais jamais pu vivre un temps fort que je vais vous conter maintenant et qui m'a profondément marqué.
Vers l'âge de 15 ans, une personne de l'harmonie (Monsieur Soyer) est venue me trouver pour accomplir un projet d'apprentissage de la musique auprèsd' handicapés mentaux...Je ne me souviens plus combien nous étions pour mener à bien ce projet, et je crois bien que Corinne ma grande soeur en faisait partie.
L'excitation mêlée à la peur de l'inconnu (le handicap mental) me faisait frémir, mais j'étais trop excitée à l'idée de côtoyer celui qui attire votre regard lorsque vous le croisez dans la rue. Je cédais donc et acceptais la proposition. Merci Mon Dieu! Quelle révélation! un pur retour aux sources qui vous fait prendre conscience des vraies valeurs de la vie.
Toute cette affection réclamée sans frein et sans cesse, sans pudeur mal placée, ces élans de chaleur humaine m'ont pourtant, en si peu de temps appris bien des choses et ne m'ont apporté que du bonheur. Mais déjà j'éprouvais un sentiment de révolte vis à vis de certains de ces enfants dont la présence dans cet établissement me paraissait douteuse, voire incompréhensible.
Puis le projet s'est stoppé, je ne sais pas pourquoi, manque de budget je présume, j'étais trop jeune à l'époque pour comprendre ces choses là, mais, quelle déception!
J'ai continué à faire de la musique jusqu'à mes 18 ans, puis j'ai arrêté pour des raisons que j'expliquerai plus tard dans un autre chapître.

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 04:56

Modifié le mardi 18 décembre 2007 15:23

Les Années B.E.P

Les Années B.E.P
Le climat familial étant assez tendu (super l'adolescence!) j'avais éprouvé le besoin de m'éloigner et à la grande surprise de mes parents, je leur demandais de m'autoriser à aller en internat. La plupart des enfants prennent cela pour une sanction, moi, au contraire, je pensais que je trouverais un peu d'indépendance et j'avais vraiment envie de prendre l'air. C'est de cette manière que je me vis prendre le train chaque lundi matin (lever 5h!) pour rejoindre mon collège à Chaumont (en Haute-Marne) et faire mon entrée en B.E.P agent administratif. Ma vie scolaire continuait, toujours sans aucun souci concernant mon avenir, j'avais de toute façon d'autres préocupations d'adolescente en mal de vivre.
Quelle bouffée d'air cette période! Une ambiance entre copine, du jamais vu! Je sentais que je m'épanouïssais, pensionnaire, mais paradoxalement libre...
Je n'étais pas plus sérieuse dans mon travail scolaire, mais je ressentais encore ce besoin d'aller vers les autres et de les écouter. Leurs problèmes de coeur éveillaient en moi une âme de "Macha Béranger". Puis mes retours au bercail les week-end se passaient bien et j'avais même l'impression qu'enfin mes parents m'aimaient.
J'avais auparavant le sentiment d'être indésirable, mal comprise, rejetée et mal aimée et mon caractère devait y être pour quelquechose, je ne devais pas être facile à vivre du tout et je demande pardon à mes parents pour toutes ces années difficiles que je leur ai fait subir.
A l'internat, j'avais tout le loisir de partager des amitiés diverses et enrichissantes! Nous en avons fait hein des bêtises les filles! Vous souvenez vous de nos mercredis après midi, direction le Navy?, de nos parties de tarot? de nos fous rires etc.... Patsy, Puce c'est surtout à vous que je pense en écrivant ceci!
Malgré une année passable, je finissais par éviter le redoublement et donc passer en deuxième année de B.E.P.
Pendant les vacances scolaire de cette 2ème année, je fus amenée à participer à un stage de musique à Langres toujours en Haute-marne et je fis la connaissance de celui qui allait devenir mon mari. Je vous en parlerai plus longuement dans un autre chapître.
Ce qui devait arriver arriva, le manque de sérieux dans mon travail et mon "jemenfoutisme" fit que je fus recalée à mon B.E.P mais j'obtins quand même un CAP emloyée de bureau. C'était toujours ça de pris mais je n'étais pas très fière de mes résultats et il était trop tard pour faire marche arrière. J'en avais assez des études et puis surtout, j'allais me marier......

# Posté le samedi 30 septembre 2006 12:44

Modifié le jeudi 09 novembre 2006 10:59

18 ans et mariée

18 ans et mariée
C'est par un beau jour de mai 1981, le 30, que j'unissais ma vie à celui que j'avais rencontré à un stage de musique 2 ans plus tôt où il officiait en temps que professeur de musique. J'étais très fébrile ce jour là comme chacun peut comprendre et très nerveuse. Les préparatifs avaient demandé beaucoup de temps et de patience. Mon grand frère avait annoncé qu'il désirait célébrer son mariage le même jour que le mien et nous étions vraiment très nombreux.
Mes parents avaient fait tout ce qu'il fallait pour que la fête soit grandiose et surtout traditionnelle. Robe blanche et tous les accessoires assortis y étaient , dessus dessous (tout ceci hors de prix bien entendu!). La mairie à telle heure suivie de la célébration religieuse à l'Eglise de mon village, nous nous préparions pour le cortège (tradition!) lorsque ma belle mère est venue me trouver et quelques instants avant de partir me dit tout bas à l'oreille: "tu sais que ça porte malheur de se marier le même jour que son frère"!
Je ne la portais déjà pas dans mon coeur, mais elle a fini par le quitter à tout jamais!
Tout avait commencé peu de temps avant notre mariage, mon fiancé avait emménagé dans un appartement et tout naturellement m'avait dit de l'aménager à mon goût puisqu'il ne restait que quelques mois avant notre mariage, le week end qui a suivi, ses parents lui ont rendu visite et sa mère a tout changé de place, même la disposition du lit (jusqu'aux petites cuillères) et sur ce coup là m'a bien fait comprendre que je n'avais rien à dire.
CA COMMENCAIT BIEN !!!
Mon mari étant prof de musique, nous passions toutes les vacances scolaires dans le nord où habitaient mes beaux parents, à mon grand desespoir et je me disais qu'un jour nous prendrions notre envol et que nos visites finiraient par être moins fréquentes.
Mais bon, mon jeune âge et l'excitation de commencer une nouvelle vie effaçait vite ces désagréments d'autant plus que je venais d'apprendre que j'étais enceinte. Un de mes voeux les plus chers allait se réaliser, j'allais être maman.
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# Posté le lundi 02 octobre 2006 09:44

Modifié le lundi 02 octobre 2006 16:43