Encore une chanson de Mannick qui relate bien mon état d'esprit durant ces neuf mois
(refrain)Reste au creux de moi, mon enfant, mon tout petit
Reste au creux de moi, le voyage n'est pas fini
Je sens que tu es là, enveloppé de nuit
J'écoute sous mes doigts mon ventre qui frémis
Je ne sais pas encore où cognera le fruit
Ni le cri de mon corps, en m'arrachant ta vie
Je suis ton horizon, ta bouche et ta chaleur
Ma plus belle chanson, c'est le pas de ton c½ur
Et quand revient le soir, tu m'offres la douceur
De tes sursauts bavards, et je t'apprends par c½ur
Tu glisses à travers moi jusqu'à l'orée du jour
Où tu t'échapperas à force d'être lourd
Tu es le prisonnier de mon toit de velours
Et je ne peux manquer ton rendez vous d'amour
Nous avions voulu ce prénom pour toi parce qu'il voulait dire Lumière, tu l'as été par ta présence mais aussi par tout ce que tu nous as apporté. Tu as révélé en moi des sentiments si profonds qu'il m'est impossible de les décrire ici. Tu as été une leçon d'amour et de vie, une leçon d'avenir, de devenir.
Notre petite Lucille est née avec un petit problème cardiaque qui, du reste, c'est avéré bénin mais qui, sur le coup m'a secouée et ce n'est rien de le dire. Après une brève visite chez un cardiologue, à Nancy et accompagnée de mes beaux parents omni-présents, j'étais rassurée, ma fille allait bien et nous ne devions plus penser à cet incident de parcours.
J'étais toujours très perturbée par, soit les venues, soit les coups de téléphone de mes beaux parents qui je le disais plus haut dans le texte me menaient la vie dure par leur présence autoritaire et insupportable.
Je n'avais pas de vie de couple "normale", ils régissaient tout et tout devait leur être rapporté. Ils avaient leur mot à dire sur tout et leur fils unique, mon mari, s'en accommodait, non sans rouspéter quelquefois, jamais devant eux, et à force de ménager la chèvre et le chou, il commençait sérieusement à m'exaspérer.
Voici quelques anecdotes qui vont illustrer mes propos.
Mon mari et moi étions hors de l'appartement et, lorsque nous sommes rentrés qui voyons nous installés confortablement et nous attendant? Mes beaux parents qui s'étaient permis de venir (300 km nous séparaient) et de prendre possession des lieux comme chez eux et sans nous en dire mot.
Vu la "tronche" que j'ai fait pendant plusieurs jours, ils n'ont jamais recommencé!
Ils avaient donc la clé de l'appartement et je venais de l'apprendre par ce biais. Ca ne me plaisait pas du tout mais malgré bien des discussions, ils ne l'ont jamais rendue cette clé!
Une autre anecdote,
le téléphone coûtait encore cher à l'époque et nous avions décidé de nous téléphoner une semaine l'un et une semaine l'autre. Il nous arrivait parfois d'oublier... Notre tour passait, venait le leur et là.... quelle semonce on se prenait! Nous avions quelquefois d'autres chats à fouetter et nous étions jeunes, il nous arrivait de ne pas y penser, il suffisait qu'ils nous passent un coup de fil pour nous y faire repenser et bien non! ils attendaient leur tour, leur semaine, et là c'était un véritable scandale!
Enfin je pourrais faire un blog tout entier à leur sujet mais je vais arrêter là en ce qui les concerne, quoique....ça va peut être me reprendre dans un prochain article... c'est même sûr!




