NOEL 1985... ou.... message de l'au-delà...

NOEL 1985... ou.... message de l'au-delà...
Aujourd'hui 24 Décembre 2007

Je me souviens....
Lucille était décédée le 31 juillet de cette année 1985. Il était impossible de passer les fêtes comme à l'habitude... Nous avions décidé, avec des amis dans la même situation que nous, de nous éloigner de notre quotidien et de partir dans le sud afin de fêter Noël ensemble. Nous étions une bonne dizaine et très honnêtement, il reignait une ambiance "bon enfant". Nous avions préparé notre repas et chacun avait un petit cadeau à offrir à l'ensemble des amis réunis.
Après une messe de Noël traditionnelle, nous sortions de l'Eglise lorsque nous avons rencontré quelques clochards qui mendiaient quelques sous pour subvenir à leurs besoins.
Nous nous sommes regardés, bien entendu, nous avons répondu à leur demande, mais c'est le coeur serré que nous nous éloignions....
C'est alors que le plus dégourdi d'entre nous s'est approché de l'un d'entre eux et l'a invité à notre "festin". Il se préparait dans le ciel un Noël que nous n'étions pas prêts d'oublier...
Notre hôte accepta avec difficulté ...mais avant tout, il distribua toute sa quête à ses amis qui n'avaient pas voulu se joindre à nous.... Quelle générosité!
Nous étions certainement tous bien plus émus que ce pauvre sans abri invité à notre table... On voyait bien qu'il était très gêné, de sa tenue tout d'abord, puis de son hygiène qui laissait à désirer mais tout cela ne nous dérangeait pas le moins du monde. Avant de passer à table il nous a demandé la permission de se laver afin d'être selon lui, plus présentable, c'était le moindre de nos souci....
Nous avons mangé, bien sûr prié et remercié le ciel de nous avoir réunis. Lolo au violon nous enchantait avec sa musique, accompagné par "Bouzie" à la guitare, et nous chantions tous de bon coeur, heureux d'être réunis, nos enfants partis étaient présents dans nos coeurs et ce Noël était magique. Nous avons tous fait le "sacrifice" d'un de nos cadeaux pour que notre compagnon ait un Noël comme nous tous. Notre cadeau à nous c'était lui, par sa présence il nous a apporté le partage, l'amour, la joie...
Il était hors de question qu'il reparte dans le froid, aussi nous nous sommes serrés un peu plus pour lui faire de la place, mais le lendemain, il avait disparu...laissant sur la fenêtre un bouquet de fleurs pour nous remercier de notre accueil et un prénom en guise de merci...

Je ne me souviens plus de ton prénom... sincèrement merci à toi compagnon d'un soir...et si par miracle un jour tu lis ceci, dis toi que tu as été le plus beau cadeau de Noël qu'il m'est permis d'avoir jusqu'à aujourd'hui.... Jésus était parmi nous ce soir là.... j'en suis sûre....
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# Posté le dimanche 24 décembre 2006 08:07

Modifié le mardi 18 décembre 2007 14:27

Ma fille, ma bataille

Ma fille, ma bataille
La lutte pour ma "réhabilitation" commençait. Une procédure de divorce en cours, un premier rendez-vous au tribunal et un juge (une jeune femme) compréhensif et atterré par l'attitude de mon futur ex mari et de ses parents, voilà en quelque sorte le premier volet d'une longue et douloureuse période de bataille que j'entreprenais pour récupérer ma fille.
Bien sûr que je me sentais coupable d'être partie sans elle, mais à aucun moment je n'avais ce sentiment d'abandon, il était hors de question pour moi de la laisser, je ne l'avais pas même imaginé un instant, mais la prendre avec moi était l'entrainer dans une spirale infernale où les instances sociales s'en seraient mêlées et jamais peut être je n'aurais pu en avoir la garde.
Madame la Juge décida donc que dès le soir même je devais récupérer ma fille pour qu'elle puisse au bout de 5 mois profiter un peu de sa maman malgré les agissements de personnes bien attentionnées qui en avaient décidé autrement.
J'étais euphorique, mais tellement perdue de me retrouver avec une petite fille dont on m'avait privé depuis bien longtemps.
J'avais donc trouvé un emploi et je logeais chez mon frère qui à l'époque demeurait à la garde républicaine à Nanterre. Nous étions 8 dans un F4 et ça n'était pas facile tous les jours. Mais nous partagions la joie d'être ensemble et de revoir notre petite Marie-Dominique qui nous avait tant manquée.

# Posté le mercredi 24 janvier 2007 09:17

Modifié le mardi 08 mai 2007 15:57

que se passe t-il?

Je ne comprends plus rien!!! je reviens aujourd'hui sur mon blog et il me manque un article! qu'a -t-il bien pu se passer? où est passé l'article sur la naissance de mon soleil, de ma petite Marie-Dominique?
il faut donc que je le réécrive, mais ma mémoire me faisant défaut, les mots ne seront pas les mêmes, mais l'esprit restera fidèle!
Lucille avant de partir nous avait demandé d'avoir une petite soeur, et, un soir alors que les résultats d'analyse n'étaient pas "top", nous avons décidé de jeter à la poubelle la plaquette de pillule que j'utilisais quotidiennement.
Lucille malheureusement nous a quitté sans savoir que j'attendais cette petite soeur tant désirée et dont le prénom avait été choisi par elle même. Marie pour la sainte Vierge dont elle parlait souvent et Dominique pour notre ami prêtre qu'elle aimait sans limite.

c'est donc le 19 avril 1986 jour pour jour 9 mois plus tard, que vint au monde le plus beau des bébés de la terre, ma petite reine de l'univers, mon soleil...Marie-Dominique...
Une petite fille ! quel bonheur!
bien sûr qu'elle ne remplacerait jamais sa soeur, chacun ici sur terre a sa place et c'est heureusement! Une petite fille en pleine santé qui ne demandait qu'à vivre et me prenait tout mon temps que je lui offrais sans obstacle ni contrainte.
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# Posté le samedi 03 février 2007 17:23

Modifié le samedi 03 février 2007 17:49

Ces petits tracas de la vie...

Ces petits tracas de la vie...
La vie suivait son cours, j' avais donc retrouvé un emploi, un nouveau logement petit mais à moi, que je partageais avec ma fille tous les quinze jours puisqu'avec son père nous nous étions arrangés pour recevoir la petite à notre domicile sur une période de quinze jours chacun au lieu d'une semaine comme le précisait le jugement. Je partageais aussi ma vie avec mon compagnon qui s'improvisait papa puisqu'il n'en avait jamais vécu l'éxpérience et je dois dire ici que je le remercie du fond du coeur tant tout n'était pas joué d'avance. La petite aurait pu faire des difficultés pour se faire à sa nouvelle vie mais il n'en a rien été et mon compagnon y a mis toute sa patience. J'avais dû d'urgence trouver une nourrice, m'organiser, c'était la panique mais tout finissait par s'arranger et ma fille était là. Bien sûr que tous les quinze jours je devais m'en séparer, mais je savais qu'elle serait de retour cette fois. Les visites chez son père étaient éprouvantes, il n'était jamais seul et je devais faire face à ses tyraniques parents qui ne tarissaient pas d'insultes à mon égard. Un jour, alors que je raccompagnais Marie-Dominique chez son père comme prévu, un soir d'hiver, ils étaient bien sûr présents et dès le pas de la porte franchi la colère de mon beau père fusa!
Il me reprochait nombre de choses pour finir par me dire que j'avais dépouillé son fils puisque j'étais partie avec la voiture (nous en avions deux), je lui ai dit que c'était une contrepartie pour les 7 ans vécus avec son fils et que c'était peu payé.
Avant de partir, je me suis invitée chez mes anciens voisins avec qui j'avais gardé de bonnes relations, mon ex mari fit irruption chez eux, prétextant je ne sais plus quoi, mais j'ai ensuite compris que c'était pour m'y retenir le temps que mon beau père sabote ma voiture. C'est ainsi que j'ai fait quinze kilomètres (le trajet pour rentrer au domicile de mes parents où je logeais lorsque je ramenais ma fille chez son père) avec une voiture qui calait toutes les c inq minutes et qui ne me laissait pas entendre qu'elle mènerait à bon port. Sans compter le mal que j'ai eu et c'est un faible mot, pour, avant de partir "décoincer" le frein à main qui avait été levé au maximum,comme pour essayer d'en casser le cable. Ma belle soeur qui était là chez mes parents fit appel à son beau frère qui vint me réparer ma voiture me demandant qui avait bien pu échanger les fils sur la tête de delco du moteur. Encore une preuve de la confiance que je porte au genre humain, lorsque j'étais allée chercher ma fille, je n'avais pas fermé la voiture et ça m'a valu ce triste déboire. C'est ainsi que je me suis méfiée par la suite bien sûr.
Mon ex mari a avoué au bout de deux ans que c'était bien son père qui était à l'origine de ce sabotage et que lui, en m'ayant retenu chez mes voisins, en avait été le complice.
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# Posté le jeudi 22 novembre 2007 22:45

Modifié le lundi 26 novembre 2007 15:22

Mariage, enfants, la vie quoi!

Mariage, enfants, la vie quoi!
Me voici mariée une deuxième fois, je m'étais pourtant jurée que plus jamais on ne m'y reprendrait! La vie est parfois surprenante ! Mon compagnon, toujours à mes côtés en toutes circonstances venait me demander de partager sa vie en tant qu'épouse et tout naturellement ma réponse fut oui !
J'avais toujours la crainte du jugement de mes parents, toujours en mal de les décevoir et je me souviens avoir écrit un courrier à maman en ce sens. Maman, je me remarie, que vas tu penser encore de moi? Comment vas tu prendre tout ça? Je divorce et me remarie... Mais pour vous il doit être difficile de me comprendre et d'aprécier ce mal être que je pouvais ressentir. J'ai gardé la lettre de retour de maman, elle me disait qu'elle m'aimait, qu'elle ne voulait que mon bonheur et qu'elle ne comprenait pas pourquoi cette réaction de ma part, qu'elle et papa serait bien sûr présents à mon mariage et qu'ils en seraient ravis ! Quelle gourde je fais parfois de m'autoriser à penser pour les autres!
De mon union, et ce, deux années plus tard, après bien des difficultés, j'ai mis au monde un bébé des plus beaux (mes bébés sont toujours les plus beaux, je ne sais pas pourquoi je le répète), une petite fille, ma Périne qui a aujourd'hui 13 ans et demi et qui est toujours aussi belle malgré le trait un peu trop noir à mon goût qui souligne ses yeux lorsqu'elle se maquille !
Je me nourissais de ses babillements, ma vie était rythmée par la sienne, quelle jouissance de pouvoir être maman !
Je pense ici à toutes ces femmes qui luttent pour l'être un jour et qui malgré tout ne le sont pas ! La douleur qu'elles doivent ressentir n'a peut être d'égal que celle de l'accouchement à ceci près qu'un accouchement est éphémère par comparaison.
Ayant eu de grandes difficultés (4 années d'attente dont 2 de traitement) pour avoir un nouvel enfant, je pense que la cause venait du fait que j'avais peur que mon mari n'ai plus la même attitude si complice avec Marie - Dominique s'il avait eu un enfant "à lui" , mon mari et moi avions pris la décision d'essayer d'en avoir un autre et toutes les dispositions furent prises en ce sens, c'est ainsi que 21 mois plus tard, ma petite Ninon pointa le bout de son nez et ce fut un ravissement pour notre petite famille qui grandissait.
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# Posté le samedi 24 novembre 2007 00:18

Modifié le lundi 07 janvier 2008 11:41